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L'histoire du lac malawi plonge ses racines dans la préhistoire mais demeure encore de nos jours assez mystérieuse. Aux empires bantous du Moyan âge a succédé l'exploration portugaise, l'établissement de comptoirs arabes puis la colonisation britanique sous formae de protectorat.
PREHISTOIRE
On a retrouvé au Malawi des squelettes d'homninidés et des outils en pierre datant de" plus d'un million d'années. La présence humaine est attestée au bord du Lac Malawi il y 50000 à 60000ans. Des restes humains retrouvés sur un site daté de 8000ans avant J.C. présentent des caractéristiques physiques similaires aux personnes peuplant actuellement la corne de l'afrique. Un autre site daté de 1500 avant J.C. abrite des restes présentant des similitudes avec les bushmen. Petits et à la peau couleur de cuivre, ces hommes désignés sous le nom d'Akufula ou de Batwa ont réalisé les peintures rupestres trouvées au sud Lilongwe , à Chencherere et Muphunzi.
EMPIRE MARAVI
L'histoire moderne du Malawi commença avec l'arrivée de Maravis qui donnèrent problablement leur nom au futur pays. Les Maravis étaient un peuple de l'âge de fer dont le nom signifierait rayons de lumière. La dynastie de l'Empire maravi fut fondée par les Amaravi à la fin du XVe siècle. Les Amaravi avaient migré depuis les territoires de l'actuel Katanga dans la république démocratique du Congo. Ils livrèrent des combats avec les Akufula, qui vivaient en petits clans familiaux sans sytsème de défence unifié. Le clan de Phiri, qui dominait le peuple Amaravi et dont descendent les Chewas actuels, fonda alors un royaume qui devint l'Empire Maravi. Cet empire s'étendait depuis les rives sud-ouest du Lac Malawi et englobait la plus grande partie du Malawi actuel, ainsi qu'une partie du Monzanbique et de la Zambie. L'empire était gouverné depuis la ville de Mankhamba par le kalonga, qui nommeit des lieutenants pour gouverner les provinces nouvellement annexées. L'empire commencera à décliner au début du XVIIIe siècle, lorsque des conflits entre gouverneurs provinciaux affaiblirent son autorité. La chute de l'empire maravi, au XIXe siècle, coïncide avec l'arrivée de deux groupes puissants. Lezs angoni originaires du Natal (actuelloe Afrique du sud) , emmenés par leur chef Zwangendaba avaient adopté une grande partie de ses tactiques militaires et les employèrent contre les Maravites. Installés dans des régions rocheuses, ils lancèrent des raids annuels contre leurs voisin Chewa pour ramener esclaves et nourriture. Le deuxième groupe qui gagna en influence à cette époque fut les Ayao (ou Yaos), venus du nord du Mozanbique pour échapper à la famine et aux conflits avec la tribu Makua. Ils attaquèrent les Chewa et Les Ngunis pour revendre les prisonniers comme esclaves. Les Ayos furent les premiers , et restèrent longtemps les seuls à employer des armes à feu dans leurs conflits avec d'autres tribus. Convertis à l'Islam au contact des commerçants arabes, ils bénéficiaient du soutien des cheiks, qui financèrent des écoles et des mosquées. Les Arabes introduisirent également la culture du riz, qui deviendra prépondérante dans la région lacustre. Forts de leur alliance avec les ayos, les arabes établirent plusieurs comptoirs le long du lac Malawi. Le plus grand de ces comptoirs fut fondé en 1840 à Nkhotakota par Jumbe Salim bin Abdala. Au sommet de son pouvoir, jumbe fit transiter entre 5000 et 20000 esclaves par Nkhotakota par année. Les esclaves étaient ensuite acheminés vers l'île de Kilwa Kisiwani, au large de l'actuelle tanzanie. La fondation de ces comptoirs dépalça le centre du commerce des esclaves vers Zanzibar. Les ayos et les angoni se livrèrent d'incessants combats sans qu'il en ressortisse un vainqueur définitif. LEs derniers représentants de l'empire maravi succombèrent cependant aux attaques des deux clans. Certains chefs chewa subsistèrent en nouant des alliances avec les Swahili, eux-mêmes alliés avec les arabes.
L'ARRIVEE DES BRITANIQUES
En 1855, l'explorateur écossais David Livingstone descendait le Zambèze depuis les chutes Victoria jusqu'à Tete. En 1856, il décidait de remonter le grand fleuve jusqu'à son embouchure. Arrêté par les chutes de Quebrabasa, il obliuqua le long de fleuve Shire et en 1859, parvint sur les rives du lac malawi qu'il baptisa Nyassa (nyassa signifie lac Dans son sillage survont ensuite des missionnaires, des chasseurs et des trafiquants d''esclaves. Des églises presbytériennes écossaises installèrent alors des missions dans la régions, avec entre autres objectifs l'intention de mettre fin au commerce d'escalves vers le golfe persique. Ainsi, en 1876, la mission de Blantyre est fondée, avec pour nom de baptême celui du village natal de Livingstone.
En 1878, des commerçants majoritaires originaires de Glasgow fondèrent la compagnie des lacs africains pour ravitaller les missionaires en biens et en services. Elle srclassa alors les queles comptoirs protugais. D'autres missionaires suivirent encore ainsi que des commerçants, des chasseurs et des planteurs. En conflits avec les marchands d'esclaves, les négociants en appelèrent à la couronne britanique. En 1883, la grande - bretagne nomma le diplomate Harry Johnston consul aux rois et chefsz d'Afrique centrale afin de signer des traités d'amitié avec les chefsz locaux. Il se heurta alors à un sérieux rival, l'explorateur protugais Serpa pinto qui essayait de convaincre Lisbonne de faire relier la colonie portugaise d'Angola à celle du Mozambique. Pinto ne parvint pas à convaincre finalement sa métropole. Muni de 10000 livres fournis par Cecil Rhodes, Johnston négocia le ralliement des chefs locaux et en 1891, les deux puissances européennes s'accorddianet pour placer le Nyasaland dans la sphère d'influence britannique. Harry Johnston fut nommé commissaire au Myassaland et la gestion financière du territoire fut alors confié à la British South Africa Compagny de Cecil Rhodes qui venait de se voir remettre par charte royale l'exploitation de la ZAmbézie du nord (les futures Rhodésies). Le territoire est pacifié autant par la force que par la diplomatie.
LE PROTECTORAT DU NYASALAND (1907-1964)
Ce n'est cependant qu'en juillet 1907 que le Nyasaland devint officiellement un protecorat britanique appelé un temps "protectorat britanique d'Afrique centrale". Les colons ne se précipitèrent pas au Nyasaland, lui préférant le Kenya ou la Rhoédie du sud pour développer les plantations de tabac et d'arachides. C'est pourquoi , les plantations de tabac, la principale culture du Nyassaland, furent lentes à se développer. La plus sérieuse rébellion à l'ordre établi eu lieu en janvier 1915. Les fidèles de l'église évangélique du pasteur john Chilemdwa, en conflit avec d'autres "glises locales, tentaient alors de prendre d'assaut le dépôt d'armes de Blantyre et de s'en prendre aux plantations. Après 15 jours de rébellion, le mouvement est réprimé et Chilembwe, abattu lors de sa fuite. En 1927, le recensement dénombrait alors seulement 1700 blancs pour 1 350 000 africains (99.6%). La discrimination raciale existait peu en comparaison avec les autres colonnies ou protectorats britaniques voisins. Si les Africains devaient présenter un laisseez-passer lors de leurs déplacements, ils n'étaient pas soumis à de mesures discriminatoires dans les banques, les admininstrations, les protectorats. En conséquence de ce peu d'attrait du Nyassaland sur les immigrants européens, la politique indigène différa des colonies voisines. LEs chefs traditionnels furent un relais et un appui essentiel au colonisateur afin d'assurer une bonne gouvernante du territoire. En 1933, les responsables administratifs locaux furent à leur tour intégrés dans un conseil des chefs afin d'être associés aux prises de décisions. Au lendemain de la seconde guerre mondiale, une élite africaine, formée en europe et aux etats - unis, commença néanmoins à se montrer active sur le plan politique. En 1944, le congrès africain du Nyassaland (CAN) était fondé, regroupant des intelectuelles sur une base pluri-ethnique. Le territoire restait sous-développé par rapport aux colonies voisines et de nombreux ressortissants partaient chercher du travail dans les Rhodésies ou en afrique du sud. En 1949, les africains obtinrent leur droit de représentation au conseil législatif du Nyassaland (ils étaient jusque là représentés par les missionaires) mais celui - ci n'est effectif qu'en 1953, année où entre en fonction la fédération de Rhodésie et du Nyassaland, largement rejetée par les africains du Nyassaland.
LA FEDERATION DE RHODESIE ET DU NYASSALAND (1953-1963)
En 1953, les protectorats du Nyassaland, de Rhodésie du nord edt la colonie de Rhodésie du sud s'unrient pour former la fédération de Rhodésie et dy Nyassaland, renforçant malgré elle les aspirations à la décolonisation et à l'indépendance. Les africains du Nyassaland refusaient cette union par rejet de la politique de ségrégation raciale pratiquée notamment en Rhodésie du sud et la peur de passer sous la domination des colons blancs ou des propriétaires de mines rhodésiennes. LEs populations rurales craigaient également d'être marginalisé et de perdre la "protection" britanique. Enfin, les avantages de la fédération pour les peuplues du Nyassaland paraissaient bien minces. Quatre cent mille Nyassas versèrent alors un ou deux pennies chacun, afin d'envoyer à Londres une délégation pour présenter une pétition à la reine. Le colonial office refusa d'accéder finalement à leur demande et la délégation revint au Nyassaland les mains vides.
La mise en place de la fédération relança l'activisme du congrès africain du Nyassaland qui reçu, dès 1953, l'appui de la chefferie paysanne sous l'impulsion du chef suprême des Angonis, Philipp Gomani, plus connu jusque là pour son loyalisme envers la grande - bretagne pour qui il avait combattu pendant les deux guerres mondiales et en Malaisie. Gomani refusait tout recours à la violence et en appelait à la résistance passive. Les britaniques procédèrent cependant à son arrestation malgré son grand âge sous l'accusation d'avoir abusé de ses pouvoirs de grand chef et d'avoir contrevenu à la loi. En août 1953, de graves désordres éclatèrent dans lka région de cholo faisait craindre aux britaniques un soulèvement analogue à celui des mau mau au Kenya. Ce n'était plus seulement le fédération qui était remise en cause. Des griefs relatifs à l'exploitation de la terre s'étaient ajoutés à la revendication principale (400 000hectares de terres étaient exploitées par la minorité blanche). Après la mort naturelle de gomani, la campagne de boycott et de désobeissance civile fut alors reprise sous l'impulsion de MAsauko Chipembere, un ancien assistnat de district qui, en 1956, était élu au conseil législatif. Un autre leader émergea également, au charisme incontesté, en la personne de hastings Kamuzu Banda, un médecin formé aux etats - unis, en grande - bretagne et au Ghana, représentant du CAN à Londres. Le 6 juillet 1958, Hastings Kamuzu Banda, de retour au pays, pris la tête du CAN. Le gouverneur décréta alors l'état d'urgence. Le CAN fut alors interdit et Banda emprisonné en 1959 puis libéré en avril 1960 pour participer à la conférence constitutionnelle de Londres sur l'avenir de la fédération. Le 15 avril 1961, le parti du congrès du Malawi (PCM), qui avait succédé au CAN, remporta une victoire décisive lors des élections législatives. Il obtint également un rôle important au nouveau conseil exécutif et gouverna de fait la Nyasaland l'année suivante. La modération de Banda fut alors apprécié par les britaniques et par la société indo - pakistanaise du Nyasaland. Lors de la deuxième conférence constitutionnelle de Londres, en novembre 1962, le gouvernement britanique s'engagea à accorder l'autodétermination au Nyasaland pour l'année 1963. Banda devint président le 1er février 1963, bien que les fiances, la sécurité et la justice restassent sous contrôle britanique. Une constitution entra en vigueur en mai de la même année, jetant les bases d'un gouvernement autonome.
INDEPENDANCE
La fédération de Rhodésie et du Nyasaland fut dissoute ke 31 décembre 1963. Le Nyasaland accéda à l'indépendance sous le nom de Malawi le 6 juillet 1964 et devint membre entièrement indépendant du Commonweath. Deux ans plus tard, une nouvelle constitution définissait le pays comme une république à parti unique, avec Banda comme président. En 1967, le Malawi établissait des relations dilomatiques au niveau le plus élevé avec l'Afrique du Sud. Il était le seul pays africain à ouvrir une ambassade à Pretoria. Bien que condamnant le régime d'apartheid, le malawi allait s'aligner sur la politique régionale de Pretoria, refusant d'accueillir les membres des organisations hostile au régime marxiste du Mozambique après 1975 et soutenue financèrement par les deux derniers régimes blancs d'afrique centrale. Banda fut proclamé président à vie du PCM en 1970, puis du malawi en 1971. L'aile paramilitaire du PCM, jes jeunes pionniers, contribua à maintenir le pays sous un régime autoritaire jusque dans les années 1990. Banda développa un culte de la personnalité et son régime persécuta un certains nombre de minorités religieuses (témoins de jéhovah) ou ethniques (cnfinement des habitants d'origine indienne dans des ghettos). Le transfert de fonds privés à l'étranger ou l'importation de devises étrangères étaient interdits, ce qui forçait les candidats à l'émigration à abandonner leurs biens derrière eux. Tous les médias (presse, livres, films) étaient soumis à la censure et le courrier privé (surtout le courrier provenant de l'étranger ainsi que les conversations téléphoniques étaient systématiquement interceptés. Suite à de nombreuses pressions tant internes qu'internationales, un référendum eut lieu le 14 juin 1994 et virent l'accession à la présidence de Bakili Mulzi, chef du front démocratique uni 5FDU). Son parti remporta également 82 des 177 sièges de l'assemblée nationale et forma une coalition avezc l'alliance pour la démocratie. La coalition fut dissoute en juin 1996 mais certains de ses membres restèrent au gouvernement. La constitution de 1995 supprima les prérogatives de l'ancien parti unique et introduisit le libéralisme économique ainsi des réformes structurelles. LEs deuxièmes élections démocratiques eurent lieu le 15 juin 1999. Muluzi réélu pour un nouveau mandat de cinq ans, malgré une coalition entre le PCM et l'alliance pour la démocratie. Mai 2004 vit l'élection de Bingu wa Mutharika, du FDU, contre le candidat du PCM, John Tembo. Wa Mutharika quitta son parti le 5 février 2005 en invoquant des différents, en particuliers à propos de sa campagne anti-corruption. Tags associés : histoire
Mercredi 04 Mars 2009Poster un commentaire
La plus grande partie de la côte est composé de plages de sable, mais il existe deux autres types de littorals, celui rocheux et celui marécageux des estuaires de rivière. De nombreuses îles de taille très variables composent aussi le paysage. Chacune d'entre elles abrite une population originale de poissons. Sous l'eau , Ad Koenig -un ichtyologue spécialiste du lac) distingue au moins 8 biotopes différents : les zones rocheuses balayées par les vagues, les baies sédimentaires, les fonds sabloneux, la plaine eau, l'habitat avec ou sans sédiments. La présence ou non de sédiments a joué un rôle très important dans la spéciation des espèces du lac en incluant sur le mode de nutrition des poissons. L'histoire du lac a , elle aussi, été essentielle dans cette spéciation. Le niveau du lac a varié d'environ 400 mètres lors des derniers 25 000 ans. Le lac n'a jamais été scindé au cours de son évolution. La théorie qui domine pour expliquer la spécification des poissons est celle de l'allopatrisme qui justifie les évolutions par l'isolation de groupes d'animaux; celle - ci étant due à la variation du niveau du lac. Une certaine symétrie est - ouest dans la répartition des espèces est apparue (le lac est orienté nord - sud). En effet, certains groupes de poissons ont été séparés par les montées-descentes successives des eaux, ils ont alors évolué indépendament, tout en restant très proches. Tags associés : Caracteristiques, generales
Vendredi 06 Mars 2009Poster un commentaire
La végétation du lac est très pauvre, cela explique par l'alcalinité de l'eau; elle est surtout développée près des estuaires : Vallisneria, Potamogeton et Roseau. Les poissons du lac sont essentiellement des animaux du groupe des cichlidés. Il y en a au moins 600 espèces différentes et l'on estime qu'une centaine reste à découvrir. Une cinquantaine d'espèces n'appartiennent pas à ce groupe. On trouve quelques variétés de characidé, de killi, mais surtout de poissons - chats dont certains de très grande taille. Tags associés : Vegetation, poissons
Vendredi 06 Mars 2009Poster un commentaire
Le lac Malawi possède certainement la plus importante et spectaculaire variété d'espèces d'eau douce.Leur couleurs sont, de part leur intensité, très proches de celles des poissons d'eau de mer. Seul le groupe est une couleur peu présente dans le lac. Les mâmes présentent des patrons mélaniques plus intéressants que les femelles. A quelques exceptions près, ils sont des poissons territoriaux pendant les périodes de frai et, souvent toute l'année. Chez de nombreuses espèces, les mâles construisent des nids de grandes dimensions ; ce sont parfois des vrais chateaux de sable munis de tours!! Les territoires peuvent être aussi défendus pour des raisons alimentaires, en effet, beaucoup de ces cichlidés sont herbivores et certains protègent farouchement leur jardin d'algues.Les cichlidés du lac sont tous ovipares incubateurs bucaux, c'est à dire qu'après la ponte et la fécondation, la femmelle rammasse ses oeufs et les garde en bouche pendant 2 à 3 semaines. Après ce délai, la femelle recrache les alevins. Selon l'espèce, elle continue à les protéger quelques temps en les reprenant dans sa bouche au moindre danger. La reproduction de ces animaux est très spectaculaire. La mâle, tout en couleur, nageoire déployées, attire la femelle vers le nid en une parade. Les deux partenaires font alors une sorte de ronde à 2 temps où la femelle conduit la danse : elle pond tête bêche, le mâle synchronise son mouvement sur celui de sa partenaire. Lors de cette danse, les ocelles présentes sur la nageoire anale du mâle, imitant la forme et la couleur des oeufs semble jouer un rôle incitatoire important.
Vendredi 06 Mars 2009Poster un commentaire
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